Né à Paris en 1937 claude lelouch commenceras sa carrière en temps que Journaliste. Toujours à l’affut d’actualité insolite, lelouch profiteras d’un voyage d’agrément, la caméra cachée sous le trench coat pour aller filmer la vie quotidienne en ex URSS. C’est après plusieurs succès comme “Quand le rideau se lêve“, ou encore “USA en vrac” que le jeune reporter commenceras une carrière dans le journalisme sportif. Il aura l’occasion de filmer le tour de france ou les 24 heures du Mans qui seront pour lui des formation certaine pour assimiler cette capacité à saisir l’image au bon moment, & surtout à y faire ressentir une atmosphère bien précise en quelques plans seulement.

C’est en 1960 que le jeune lelouch alors agé de 23 ans entreras dans le monde du Cinéma. C’est grâce à sa société de production Les Films 13 ( crée à la même époque ), et les diverses relations acquise que l’artiste voit naître ses premières grandes interviews d’acteurs célèbres. Plus tard il aura l’occasion de faire jouer ces mêmes stars dans ses premiers longs métrages. Il aura fallu attendre de le voir fréquenter Jean Yanne et Jacques Martin pour le voir véritablement évolué autour de la pellicule et devenir la personnalité qu’il est aujourd’hui.

Mais Claude n’était pas qu’un simple caméraman/journaliste, il avait encore tant de talents cachés à nous dévoilés. En effet, hormis ses diverses péripéties de producteur, lelouch à toujours su manier le tablier de réalisateur aussi bien que sa caméra. Il tenta à plusieurs reprises lors de ses débuts de producteurs de réaliser quelques films début des années 60, mais la réussite n’y était pas. ( Pour tout vous dire, son premier film n’est pas rester plus d’une semaine à l’affiche, & tous les critiques l’avaient déja enterré avant même de savoir ce qu’il avait d’autre à proposer dans sa caboche. ) Pour courroner le tout, c’est à cette époque la que son père qui croyait tellement en lui vient à le quitter pour un monde meilleur.

Après plusieurs échecs, lelouch retourne dans sa Normandie natale, ou il rencontreras le sujet de son prochain film. Au petit matin près d’une plage à Deauville, où il entrevoit une jeune femme et son enfant sur la grève. Il réfléchit à son histoire, tente de la reconstituer et de savoir comment elle en est arrivée là. Le scénario d’Un homme et une femme est ainsi né (du moins d’après la légende lelouchienne, toujours alimentée par son principal protagoniste et ce, tout au long de sa carrière).

Lelouch met en place ses “techniques” de tournage qu’il utilisera tout au long de sa carrière, notamment cette capacité a faire feu de tout bois d’un point de vue financier, utiliser les locaux de l ‘équipe comme décors, recycler de vielles images filmées par lui plusieurs années auparavant pour d’autres raisons (ici, les 24 heures du Mans), utiliser la pub comme moyen de financement du tournage (la fameuse Ford Mustang de Trintignant; dans La bonne année, ce sera Van cleef and Arpels…). Un homme et une femme est monté en deux fois, la première ne satisfaisant pas son auteur. Il est intégré in extremis à la sélection cannoise alors que la liste était close. Finalement, il y sera primé par la Palme d’or, marquant le début d’une renommée incroyable pour ce jeune homme presque inconnu du grand public auparavant et qui n’a encore qu’une maigre filmographie.